| Artiste original | Mary Cassatt |
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| Code# | 21839 |
| Disponible dans | Haute Qualité |
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Mary Cassatt
(1844 Allegheny City, Pennsylvanie - 1926 Mesnil-Théribus, France)
Mary Cassatt passe une partie de son enfance à Paris où ses parents arrivent vers 1853 et restent cinq ans.
Elle retourne ensuite aux Etats-Unis, commence à apprendre le dessin à Philadelphie. Mais, ne se satisfaisant pas de l’enseignement académique qui y est donné, elle décide de se perfectionner. A Parme, en Italie, pendant huit mois, elle étudie l’œuvre du Corrège, qui l’influence au départ. De là, elle se rend en Espagne, puis à Anvers . En 1873, elle s’installe définitivement à Paris. Elle expose au Salon de 1874 un portrait devant lequel Degas, amené là par le peintre Tourny qu’elle connaît, dit : « Voilà une femme qui sent comme moi. »
C’est en 1887 que Degas rend visite à Mary Cassatt dans son atelier, sachant qu’on lui a refusé une peinture au Salon. Il l’engage à ne plus rien envoyer et à exposer désormais parmi le "Groupe des Impressionnistes". Elle accepte avec enthousiasme. Elle raconte par la suite : « Déjà, j’avais reconnu quels étaient mes véritables maîtres. J’admirais Manet, Courbet, Degas. Je haïssais l’art conventionnel. Je commençais à vivre. »
En avril 1879, Mary Cassatt participe ainsi à la quatrième exposition de "l’Impressionnisme", organisée dans un appartement loué pour l’occasion au 28, avenue de l’Opéra. Devant son tableau représentant une jeune femme dans une loge, Gauguin, comparant son style avec celui de Berthe Morisot, déclara à un ami : « Miss Cassatt a autant de charme, mais elle a plus de force. »
Mary Cassatt se distingue en effet par une fermeté du dessin, une netteté dans la mise en place, qui, sans rien enlever à son accent de sensibilité féminine, donne à son œuvre une éloquente énergie. Degas, qui surveille de près ses progrès, ne lui ménage pas ses compliments bougons . « Je n’admets pas qu’une femme dessine aussi bien que cela ! », lui dit-il un jour.
En outre, Mary Cassatt est une "intellectuelle" : elle lit beaucoup, se passionne pour l’histoire et l’archéologie, fréquente Mallarmé. Elle fait d’ailleurs une eau-forte représentant Mademoiselle Mallarmé, fille du poète, tenant un éventail.
Elle se met à graver à la pointe sèche, s’obstinant malgré les moqueries de ses confrères masculins peu habitués à voir une femme employer ce procédé, et réussit à trouver une technique originale. En avril 1891, elle expose chez Durand-Ruel quatre peintures et une série de dix gravures en couleurs.
Mary Cassatt mène une vie tranquille en France, se partageant entre sa maison de campagne au Mesnil-Théribus dans l’Oise et son domicile parisien. Peintre des figures, elle ne se confine pas dans le portrait ; elle concentre presque toutes ses recherches sur son sujet de prédilection : la mère et l’enfant. Elle renouvelle ce thème de la maternité qu’elle exprime gravement, sans lyrisme convenu ; jamais elle ne tombe dans la niaiserie sentimentale où se dissout facilement un tel sujet. N’étant pas mère elle-même, elle le devient dans sa peinture, avec un sens élevé de la beauté de cet état. Elle peint l’enfant en son âge le plus tendre comme un fruit appétissant, et la mère comme un jeune arbre qui l’a porté, faisant contraster le velouté de la peau avec les couleurs choisies des toilettes ; en sous-entendant une complicité secrète dans les attitudes, elle rend surtout le rapport charnel qui existe entre une femme et le petit être qu’elle a conçu.
Tout en développant son œuvre, Mary Cassatt s’emploie à faire connaître aux Etats-Unis celui de ses amis . Elle fait entrer de nombreux tableaux impressionnistes dans les collections américaines grâce aux relations de son frère qui est président du chemin de fer de Pennsylvanie.
Il faut toutefois se garder de confondre Mary Cassatt avec les impressionnistes américains qui, tels Robinson et Childe Hassman, ne sont que les suiveurs du mouvement.
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